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Une histoire inspirée par un jour de soleil, où je trainais lazyly sur la terrasse dans un canapé ... Et en rentrant chercher à boire, j'ai vu une boite à thé posée dans la poussière sur un meuble. Et voilà comment l'idée m'est venue ^^ Autant dire que j'ai couru chercher mon cahier à écrire et un stylo ! ^^
A vrai dire, je ne sais plus comment ça a commencé. Je n'ai plus que de vagues souvenirs, la douce odeur de la Gunpowder, ce thé âcre et parfumé, des champs de framboises luisant dans le soleil d'un éclat rouge. Ma mémoire est restée tendre et colorée, cassant les éclats de mitraille et les vols sanglants qui n'étais plus si loin. Ici, pas de noir, sauf mes cheveux et la nuit, pas de cris, saufs les pleurs enfantins d'anges dans des draps bleus. Je n'avais jamais vu l'orage, la tempête, la mort, le sang, la guerre, il est venu avec.
C'était un soir, peut-etre de novembre, dans ce pays où les hivers n'étaient pas froids, et le soleil éclatait d'une brillante lueur orangée au-dessus des colline vertes de thé. L'enfant sur les genoux, ce petit être fragile qu'on avait confié à mes bras blancs, je rêvais les yeux ouverts à la magie du monde. Et j'ai vu dans l'ombre une forme tombant au sol, un éclair parmis les feuilles. Et l'éclair était blond.
Des cheveux presque blancs, dans un uniforme de ce vert militaire, et un masque couvrant son visage ne laissait apparaitre que des yeux fermés et une cicatrice, tailladée par un morceau d'argent, faisant couler la vie sur sa joue pâle. Et il s'est approché de la terrase, comme une poupée désarticulée et saoule, d'un pas incertain, une main sur son bras où grandissait cette trace sombre.
Je suis rentrée dans la maison qui n'était pas fermée, jamais, la laissant à cet enfant qui tirait doucement sur les mèches blanches de ses doigts malhabiles. Dans la pièce d'à côté, perçaient à travers le mur les ronflements d'un voisin ivre, et sur le canapé, ma mère, levée depuis l'aurore, avec au sol des paquets déposés par la voisine. Aux poutres de bois brun soutenant le plafond pendaient quelques serviettes, j'en attrapais une et la mouillait sous l'eau. En dessous de l'évier, une pile de linges blanc attendait, j'en pris quelques un et lui rapportait. Il en serra autour de son bras ensanglanté et se passa la serviette humide sur le front. Il avait rouvert les yeux, qui apparaissaient bleu acier dans la nuit tombante. Le regard de la mitraille.
A à peine quelques mètres derrière la terrasse où nous étions, surplombant les champs qui entouraient le village, de l'autre coôté de la maison, nous arrivaient des bruits de jeu, des voix d'enfants. Venait aussi jusqu'à nous l'odeur d'un riz aux épices cuisant lentement pour toutes les marmites du village. Tout se savait ici, les gens parlaient peu, nous étions une grande famille où la parole devenait inutile. J'avais été elevée tant par ma mère et tante que par les hommes et femmes voisins, et je m'occupais à mon tour des enfants, quand leur parents travaillaient à la récolte du thé et des fruits. Chez nous, pas de grand prêtre ou de gourou, la seule religion était le travail, et ce qui ne travaillaient pas cuisinaient et gardaient les enfants.
Au bout de quelques minutes, la nuit était bel et bien tombée, comme lui endormis, affalé à même le sol près du mur. La tête reposant sur sa serviette sanglante, il avait dit quelque chose, un mot juste esquissé qui s'était perdu dans le vol des lucioles. Autour de nous, des dizaines de lumières flottant dans l'air, baignant les champs d'un hâlo irréel. L'enfant avait sombré dans le sommeil, lui aussi, blotti sur mes genoux un main aggripée à mes cheveux, et j'avais fermés les yeux ...
A mon reveil, il s'était trainé au bord du mur, le bras toujours sur la trâce noirâtre qui assombrissait sa manche. Il pleuvait doucement et les trainées acides des gouttes faisaient déteindre le noir sur sa main, de longs filets rouges coagulés. Au loin, un son éteint, comme le crépitement de foudre étouffé par les lourds nuages de coton gris. Un éclair jaune perça le jour, ses yeux brillaient d'une étrange lueur d'angoisse.
La chemise que je devinait blanche sous l'uniforme, son masque de chirurgien étaient tachés, jusqu'à ses plaques ternies en cet instant. Il porta la main à son visage et arracha le masque, heurtant au passage la plaie qui se rouvrit. Il l'effleura lentement, essuyant le sang qui coulait et je cru qu'il allait parler. Mais il ferma simplement les yeux, et se redressa contre le mur ...
La porte de bois doré qui fermait la maison s'ouvrit à la volée et une femme entra. Ses longs cheveux luisants carressaient ses chevilles et elle s'agitait en les faisant voler autour d'elle. C'était la mère du petit enfant qui était resté avec nous dehors, et qui dormait maintenant dans un drap immaculé contrastant avec le sol noirci. Elle s'approcha de la terrasse, mais je la devançais. Je sentais des milliers d'aiguilles s'enfonçant dans le bos de mon dos, alors que mon sang battait à grands coups. L'enfant gémissait en se reveillant, des sanglots plaintifs et silencieux qui s'apaisèrent quand je le soulevais.
Il avait rouvert les yeux en me sentant arriver et me regardait partir avec l'enfant dans les bras, le visage clair de toute expression. Je faisais barrage au regard de la femmen qui reprit sa progéniture et quitta la maison. Je me retrouvais seule au milieude la pièce en désordre, et la même désorganisation prenait mon esprit. J'étais partagée entre ce que je devais faire et ce que je ferais réellement. Et la foudre au loin se rapprochait, dans un bruit de tonnerre en rafales et de lueurs étincelantes.
voilà tout ce que j'ai écris pour cette histoire pour le moment ^^ Si un jour je fais une suite, j'éditerais l'article ... Elle vous plait ?


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